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Le code vestimentaire professionnel. Networking

Il va falloir commencer par l’aspect extérieur, avant tout. Vous aurez du mal à le croire, mais il nous est arrivé d’expliquer que sur son lieu de travail, même l’été, on ne laisse pas ses aisselles à l’air et on met quelque chose à manches, ne serait-ce que courtes. Les bretelles du débardeur doivent être larges d’au moins 4 cm, mais c’est mieux d’avoir des manches.

Pourquoi est-ce si important ? Parce que les aisselles  -  ce sont des zones intimes, alors que les jambes nues  -  c’est sexy. Après, tout dépend de vos ambitions professionnelles.


Le comble du raffinement dans la tenue de travail  -  c’est le Business Formal. C’est quand on est en tenue conforme au code vestimentaire qu’on appelle dress to impress. C’est du upgrade par rapport à l’image professionnelle quotidienne, qui convient parfaitement pour un rendez-vous important où il faut donner l’impression de quelqu’un « chez qui tout est beau », aussi bien que pour une soirée-réception : cocktail, cérémonie solennelle, décernement de décorations, événement networking qu’organise le Monaco Economic Board, par exemple.              


Dans ces cas-là, les hommes mettent des costumes dans les tons sombres d’une large gamme de nuances, avec des chemises et des cravates en soie de toutes les couleurs (l'été sans cravate, d'accord).  On peut toujours jouer sur les boutons de manchettes et les pochettes de veste en soie ou en lin, qui complètent l’image dans son ensemble.

Pour les dames, cela peut être le confortable tailleur, pantalon ou jupe, et des escarpins fermés devant. Aucun événement ayant un rapport, d’une façon ou d’une autre, avec le business, ne tolère les escarpins ouverts, surtout derrière.                                                                                                

N’oubliez pas que c’est votre entreprise qui vous envoie aux événements networking en tant que son représentant, et que l’impression que vous y laisserez aura de l’impact direct sur sa propre image.


Élaborons le scenario idéal de votre première arrivée à un tel événement.

Vous y faites apparition avec votre belle prestance, entrant dans une salle pleine de monde, que vous ne connaissez pas, et la première chose que vous devez entreprendre, c’est de faire remarquer votre présence. Pour vous mettre en évidence, vous devez passer la porte, faire quelques pas et vous arrêter.


Il ne faut pas aller vers le bar ou le buffet où vos mains vont être immédiatement occupées. Accordez-vous un peu de temps pour prendre vos repères et pour sentir que vous êtes bien à votre place.                                                                                                            


Si vous êtes mal à l’aise et tendu, ne regardez pas les gens car un œil expérimenté va remarquer à l’instant votre état d’âme. Sachez que vos mains trahissent ce que ressent votre corps, mais ne vous précipitez pas de les charger de nourriture et de boisson.

Explorez l’espace, regardant tout autour, et repérez parmi tout ce monde dans la salle la personne qui vous paraît sympathique et vers laquelle vous aimeriez aller. Profitez de votre don d’observateur.                                                               

Focalisez-vous sur cette personne, du point de vue de la communication taciturne, et si vous voyez qu’elle est disponible  -  approchez-vous d’elle avec assurance. Regardez-la dans les yeux, souriez et prononcez cette phrase : « Bonjour Madame/Monsieur ! Puis-je me joindre à vous ? Je m’appelle (votre nom) ».

Là, il faut faire très attention. Votre nom est pour vous une évidence, mais pas pour le monde entier.

Accordez une attention particulière à l’articulation et prononcez votre nom correctement.  Si l’on vous demande de le répéter  -  appliquez-vous encore plus. Quand votre interlocuteur va se présenter  -    répétez son nom. D’abord, cela vous aidera à le retenir et, puis, ce sera un geste de sollicitude de votre part.                                                        


N’oubliez pas que vous abordez quelqu’un « pour l’assister et pour être assisté ».

Car tout est très simple. La plupart des gens sont là justement pour la même raison que vous. Observez un peu pour voir qui est moins pris que les autres et entrez en contact avec lui. Retenez bien : il faut attendre au moins 20 minutes, avant d’aller au buffet.            


Rappelons que la coupe de champagne doit rester dans la main gauche pour que la droite soit libre.

Après avoir bien observé tout autour de vous, prenez une décision, mettez-vous en contact et entamez la conversation. Montrez bien que vous savez écouter, posant les bonnes questions qui vont vers le concret et, à la fin de l’entretien (que vous ne laissez pas durer plus qu’un quart d’heure), prononcez la phrase magique « Vous permettez »  -    et on vous permettra. Avant de partir, dites sans faute que pour vous ce fut un grand plaisir d’avoir fait la connaissance de cette personne. 

            

Pour finir la conversation avec panache, vous pouvez déclarer d’un ton encourageant : « That’s a powerful thing to walk away with », si lors de l’entretien votre interlocuteur vous a transmis des informations intéressantes.


« Puis-je avoir votre carte de visite ? »  -  c’est la bonne question que vous devez poser, avant de proposer vos propres coordonnées. « Avec votre permission, je vous donne la mienne »  -  c’est la suite logique de la conversation. Dans votre porte-cartes, il y a deux compartiments : l’un pour vos propres cartes de visite et l’autre  -  pour celles qu’on vous a données. Ce serait très embêtant de laisser à votre interlocuteur la carte de visite de quelqu’un d’autre.


Vous êtes allergique et vous allez éternuer ? Mettez votre main gauche sur la bouche et, avant que cela ne se produise, tournez-vous sur le côté. Ce serait encore mieux de vous éloigner. Ensuite, il faut que vous alliez vous laver les mains.

À de tels endroits d’échanges, même si vous êtes censé occuper un poste dans la chaîne McDonald’s, vous devez être en tenue correcte, celle du « Business Professional » car celle du quotidien vous rabaisse un peu. Tout en restant professionnel, vous ne mettez pas forcément chaque jour votre meilleur costume et vos chaussures les plus chics.


N’oubliez pas que rien dans votre tenue ne devrait susciter de commentaires, devenant un facteur déconcertant qui pourrait vous déconcentrer dans la poursuite d’un but précis. Il s’agit de parures et de montres clinquantes, de sacs à main extravagants et de chaussures aux semelles excentriques.


Le costume quotidien d’un homme d’affaires doit être dans les tons du gris ou du bleu. Les hommes mettent des costumes marron normalement quand ils prennent le train, dans leurs déplacements. Dans tous les codes culturels, on vous conseille d’éviter le noir. Là encore, vous serez surpris. Dans les milieux des professionnels commerciaux de Monaco, il y a un certain engouement pour le noir. Donc, si vous en avez envie  -  à Monaco, personne ne vous jugera.



« Business Casual »  -  c’est ce magnifique code vestimentaire qui n’impose pas de cravate. Là, vous avez le droit aux chemises, aux pulls, aux vestes et aux pantalons. Mais vous n’avez pas le droit aux tee-shirts et aux jeans, comme dans le « Casual » par exemple. Ce qu’il faut savoir à propos de ce code vestimentaire, c’est que, quand on travaille, cela ne veut pas dire qu’on est mal habillé. Vous pouvez vous mettre pantalons, chemises, chemisettes,  -  bien taillés -  et chaussures à semelles épaisses.


Là, il y a une astuce. Certains spécialistes et formateurs vous conseillent de vous habiller conformément au rang que vous ambitionnez et non pas à votre rang actuel.      

À Monaco, ça fonctionne très bien.


À propos de l’étiquette du business, il y a encore une règle concernant la tenue. Bracelets cliquetants et bijoux tape-à-l’œil  -  tout ça reste à la maison ou dans le sac à main, en attendant la sortie du soir.

Soyons franc : on oublie ce conseil parfois, à Monaco.


Sincèrement Votre,

Anastasia Shevchenko

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